Pour que fleurisse la joie
Malgré nos culpabilités (1 Jean3, 18-24)


Esprit Saint,
mets au cœur de tous les croyants du monde
l’amour fraternel qui leur permettra de se rencontrer
dans un esprit d’échange et de partage
au-delà de leurs différences.
Que chacune apprenne à découvrir les richesses de l’autre.
Esprit Saint,
apprends-nous à nous écouter mutuellement
avec patience et humilité,
pour que chacune de nos rencontres devienne un carrefour
où chacun reçoit autant qu’il donne,
même si nous venons de chemins très différents.
Esprit Saint,
Apprends-nous la joie de la foi, de l’espérance,
de l’amour qui transforme le monde
et libère tout homme de ses pêchés,
de ses misères spirituelles ou matérielles. Amen


Pour Jean, visiblement, la foi n’est pas de l’ordre de l’opinion, elle est d’abord une manière d’être. Il nous dit d’aimer « non pas avec des paroles mais avec des actes ». Dans le verset 7, il nous dit : « Si quelqu’un possède des biens de ce monde et voit son frère dans le besoin, et qu’il se ferme à toute compassion, comment l’amour de Dieu demeure-t-il ? Cette leçon- là était déjà celle de l’Ancien Testament, les commandements donnés par Dieu à Moïse juxtaposaient l’amour de Dieu et l’amour des frères ? Jésus n’a rien changé à ce message qui semble bien être le fond de la Révélation faite à Israël : le Dieu d’amour a créé l’homme à son image et à sa ressemblance, c’est-à-dire fait pour aimer. En agissant ainsi, nous dit Jean, nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. (1Jn 4,16). Jean ajoute que l’amour des autres est le meilleur moyen pour avoir le cœur en paix : « Devant Dieu nous aurons le cœur en paix ; notre cœur aurait beau nous accuser, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toute chose. » En effet celui qui consacre son temps à servir les autres, est complètement décentré de lui- même ; il ne se laisse pas décourager par le spectacle de ses imperfections. On peut en déduire : une foi qui ne nous pousse pas à aimer n’est pas la foi au Dieu d ’amour ; une foi qui ne nous pousse pas à faire vivre nos frères n’est pas une foi au Père des vivants. Chacun des évangélistes a répercuté à sa manière ce message central de la foi. Dans son évangile, Jean a été jusqu’à remplacer le récit de l’institution de l’Eucharistie par celui du lavement des pieds. Jean a retenu la leçon : ce qu’il appelle le commandement de Dieu, c’est « lavez- vous les pieds mutuellement... A ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres. » (Jean 13, 35). On dira que c’est impossible d’aimer tout le monde. Mais si on lit bien le texte, Dieu ne nous demande pas d’aimer tout le monde... il nous demande d’agir...
Lui fera le reste. Au fond, la foi qui nous est demandée, c’est de croire à son amour pour tous... son amour a besoin de nos bras ; il nous suffit de miser sur son amour en faisant notre petit possible. A partir du moment où nos gestes sont guidés par l’amour, nos prières seront en harmonie avec la volonté de Dieu et nous pourrons dire en vérité : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. ».

Dieu, plus grand que notre cœur, le feu de ta Parole nous éclaire.
Dieu plus grand que notre cœur, la joie de ton pardon nous libère.
-Nous avons quitté les chemins de la paix. Nous revenons vers Toi les mains ouvertes. Nous avons dormi quand il fallait veiller, Ton amour nous invite à la fête.
-Nous avons enfoui les talents de nos vies. Nous revenons vers Toi les mains ouvertes. Nous avons fermé la porte aux plus petits, Ton amour nous invite à la fête.
-Nous avons brisé les liens de l’amitié. Nous revenons vers Toi, les mains ouvertes. Nous avons perdu la force d’avancer, Ton amour nous invite à la fête.
-Nous avons suivi d’autres maîtres que Toi. Nous revenons vers Toi les mains ouvertes. Nous avons péché en refusant ta loi, Ton amour nous invite à la fête.


Pour que fleurisse la joie...
Malgré nos dépendances. (Marc 10, 17-22)

Psaume 99
Acclamez le Seigneur, terre entière, venez, chantez-lui votre joie. Acclamez le Seigneur, terre entière. Il est le Roi de l’univers !
1. Sachez que Lui, le Seigneur est Dieu. Il nous a faits et nous sommes à Lui. Son peuple le troupeau de son bercail.
2. Venez à ses portiques en rendant grâce. Entrez dans ses parvis avec des hymnes. Rendez-Lui grâce et bénissez son Nom.
3. Oui le Seigneur est bon, éternel est son amour. Sa fidélité demeure d’âge en âge.
4. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Dieu qui est, était et qui vient, Dans les siècles des siècles, amen!
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Réfléchissons
1) Les dispositions de ce jeune homme face au Christ paraissent excellentes. Il prend lui-même l’initiative de se rapprocher du Christ.
Il lui pose la question la plus sérieuse et la plus importante de sa vie : la question de la vie éternelle. Il n’est pas un intellectuel curieux de savoir comment cela se passe « là-haut ». Sa question est pratique : Que dois-je faire ? Il paraît tout disposé à faire ce que Jésus Christ lui indiquera pour atteindre le bonheur et la vie éternelle.
2) Jésus aime ce jeune, enthousiaste et plein d’ardeur. Jésus pose sur lui un regard plein d’amour. Sur chacun d’entre nous, appelés par le baptême à la vie chrétienne, Jésus pose le même regard. Puis, Jésus lui fait un cadeau. Il lui demande de Le suivre, comme les apôtres auxquels il a dit un jour « suis-moi ». Jésus lui donne de connaître la condition nécessaire :se sentir détaché et tout abandonner pour se donner complètement à Lui.
Jésus le regarda et se prit à l’aimer...
A celui qui cherche Dieu, Jésus exprime avant toute chose l’amour de Dieu. Par cette petite phrase l’Evangile exprime la chose la plus inattendue de la part de Dieu : à ceux qui sont enfermés par leurs richesses, dans leur égoïsme et dans leur misère, Jésus affirme qu’ils sont aimés par Dieu.
L’amour de Dieu est premier en toute chose, si bien que rien de grave ne peut nous arriver de sa part. Celui qui se sait ainsi aimé ne peut répondre à l’amour que par l’amour. Si le jeune homme riche perçoit cet amour, il pourra entendre avec intérêt ce que Jésus a à dire sur les richesses, et par amour il fera ce qu’il croit bon de faire. Et même s’il ne peut se résoudre à le faire, il saura qu’il est aimé, et cela change complètement les conclusions que l’on pourrait apporter à l’histoire. La seule chose que cet homme pieux ne savait pas, c’est que l’amour de Dieu est toujours premier. Dieu l’aime malgré le mauvais usage qu’il fait de son argent. Dieu aime d’abord.
Jésus nous rappelle ici que notre amour pour Dieu doit se concrétiser par des actes. Il nous invite à laisser de côté les choses matérielles superflues, des situations confortables et certaines de nos habitudes pour choisir des biens d’une plus grande valeur.


QUE FLEURISSE LA JOIE
MALGRE NOS EPREUVES... (Luc 12, 57-13,5)


Toi qui es Lumière, Toi qui es l’amour. Mets dans nos ténèbres ton Esprit d’Amour.
-Viens sur notre terre, viens ouvrir nos cœurs.
Toi qui nous libères, et nous fais meilleur.
-Le monde se traîne et vit dans la nuit.
Au cœur de nos peines, vienne ton Esprit.
-Vois notre souffrance et nos lâchetés.
Donne l’espérance aux cœurs fatigués.
-Toi qui nous appelles à vivre avec Toi.
Une vie nouvelle fleurie de ta Joie.
-Que dans ton attente, nous vivions la paix.
Et que nos cœurs chantent la vie retrouvée.

L’Evangile de Luc est avant tout un évangile pour le monde entier. Christ est présenté en tant que sauveur du monde, ami des pauvres et rédempteur dans toute son humanité entière et parfaite. Une joie Divine résonne à travers tout le livre ; c’est un jubilé pour les perdus et pour tous ceux qui sont retrouvés. Jésus a privilégié ses apôtres en les enseignant quotidiennement et en répondant à leurs questions, chaque fois qu’il en était besoin. Avec la foule, il a parlé le plus souvent en paraboles, mais dans le premier passage que nous venons de lire, il leur donne la consigne de faire fonctionner leur jugeotte avec autant de pertinence qu’ils le font dans leur vie quotidienne, quand il s’agit de diriger leur vie et de porter un jugement sur leur époque. Ce conseil a toujours été repris par les responsables des premières communautés chrétiennes. La recherche de la vérité qui n’est autre que la recherche de Celui qui dit : « Je suis la Vérité », exige ce bon usage de la raison humaine. « La foi ne s’oppose pas à la raison » nous dit saint Augustin.
Ce verset 57, c’est aussi à nous qu’il s’adresse. Si nous avons l’humilité de regarder les faits et de nous en servir pour diriger notre vie, nous voyons bien que le rejet de l’enseignement de l’Eglise est responsable des injustices économiques, mais aussi les différentes ruptures entre les individus, toutes les addictions, et bon nombre de déprimes...
Les nouvelles idéologies veulent nous imposer une vérité absolue, c’est qu’il n’est pas de vérité ! Comment se fait-il que des êtres doués par le Créateur d’une raison, ne réalisent pas l’absurdité de ces nouvelles idéologies. Il est tout à fait à notre portée de raisonner juste, pensons à Jésus qui exultait de joie en remerciant son Père de facilité cette tâche aux touts petits et aux humbles plutôt qu’à ceux qui, aux yeux du monde, passent pour des sages et des savants.

Nous voici parvenus au chapitre 13, dans cette page d’évangile deux paroles et une parabole pointent toutes dans la même direction : elles soulignent la nécessité de se convertir quand il est encore temps. L’enseignement de Jésus est tout en nuances. D’une part personne ne peut dire : telle souffrance, telle mort a été pour tel homme un châtiment, et d’autre part personne ne peut ôter à Dieu le pouvoir de rendre à chacun selon ses œuvres. Quand à la parabole du figuier, elle ne fait état d’aucune cruauté ni catastrophe, elle décrit nos lenteurs et la stérilité de l’Evangile à certains moments de notre vie.
Nous aurions tendance à penser en termes de fatalité naturelle, les catastrophes qui frappent telle personne, tel groupe... Jésus n’invite jamais au fatalisme. Il invite à la conversion. Parlant de « ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l’âme », il affirme qu’aucun des plus petits événements n’échappe à sa volonté. Il nous dit cela non pas pour que nous ayons peur de Dieu mais au contraire pour que nous fassions entièrement confiance à Celui que nous appelons Père. (Matt.10, 29-31/Jean 9,2). Les pensées de Dieu ne sont pas celles des hommes : « Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais qu’il se convertisse et qu’il vive » disait déjà Ézéchiel.
Au fond, la seule chose à craindre est de ne pas croire en la Bonté infinie de Dieu, de l’accuser du mal qui affecte l’humanité.
Demandons à la Vierge toute sainte, les uns pour les autres, en vue de ce travail de vérité et de conversion, l’aide de sa prière. En elle « la grâce de Dieu n’a pas été stérile ». Qu’elle nous aide à dire oui, le oui qui rend nos vies porteuses de Dieu, féconde pour Dieu.
Tu as dit « oui » Marie. Etait-ce un soir ? Etait-ce un matin ? Tu as dit oui, Marie. Et ce n’était pas le premier ni le dernier que tu aurais à prononcer. Oui à la joie d’être mère, oui devant l’inconnu, oui au pied de la croix, oui en pleine nuit. Apprends-nous Marie le secret de ton oui et donne-nous d’enfanter la vie où Dieu nous sourit. (Charles Delhez)

Pour que fleurisse la joie
Malgré nos errances... (Luc 6, 5-11)


Quand il fait sombre dans ma vie et que tout me fait peur. Quand l’espérance est endormie dans un coin de mon cœur.
Mon Dieu, tu prends ma main et tu m’offres ton Pain. Tu déposes un trésor dans mon écrin d’argile. Trésor de l’Evangile (bis)
Quand les rumeurs de jalousie paralysent mes pas. Quand la tendresse d’un ami se détourne de moi.
Mon Dieu, tu prends ma main et tu m’offres ton Pain. Tu déposes un trésor dans mon écrin d’argile. Trésor de l’Evangile (bis)
Quand je suis seul sur le sentier envahi d’ouragans. Quand le malheur me fait douter du soleil qui m’attend!
Mon Dieu, tu prends ma main et tu m’offres ton Pain. Tu déposes un trésor dans mon écrin d’argile. Trésor de l’Evangile (bis)

Le sabbat a été fait pour l’homme (Mc 2 ,27) et l’homme a été fait pour Dieu. Un jour a été donné à l’homme, le septième jour, où Dieu conclut l’ouvrage qu’il avait fait en se reposant (Gn 2, 2). Où donc l’homme peut-il mieux se reposer qu’en Dieu d’où il tire son origine et qui est la fin de sa quête ? Ce repos n’est pas l’absence totale d’activité contrairement à l’interprétation qu’en avaient donnée ceux qui avaient étudié les Écritures au fil des siècles, mais un jour pour diriger toute notre attention et notre amour vers le Seigneur et nos frères et sœurs en lesquels Il est présent.

Le Maître. "Il est entré dans le synagogue et il a enseigné ». Jésus a une mission : enseigner. Il apprend aux hommes ce qu’est le royaume de Dieu : un royaume de justice, de pardon et d’amour. Le maître attend de la part de ses auditeurs l’écoute et la transparence nécessaire pour recevoir le message de l’évangile. Beaucoup sont prêts à apprendre. Il voit la douleur de l’homme à la main paralysée mais il voit encore plus son désir d’être guéri. Au contraire, les Pharisiens ont l’esprit fermé.
La Leçon. "Sauver la vie plutôt que la détruire." En dépit de la menace des espions et de leurs accusations, Jésus confronte le mal avec la vérité. Sa leçon concerne la vie et la valeur de chaque personne. Pour les Pharisiens, le malade est aussi "inutile" que sa main paralysée. Au mieux, ils pouvaient se servir de lui à leurs propres fins égoïstes. Jésus va droit au cœur de leur erreur. Des hommes ne peuvent pas être utilisés, mais tout, y compris la loi, doit être utilisé pour sauver les hommes.
La guérison. L’enseignement et la mission de Jésus sont un. Il est venu pour sauver la vie. Et il ne permettra pas que sa mission soit empêchée ou menacée. Il est venu pour sauver ce qui a été perdu. Jésus demande, "est-il permis ?"
Le silence des Pharisiens ressemble à l’insensibilité de tant de chrétiens face à la douleur et aux besoins des autres.
Parfois, nous sommes tellement pris par nos propres activités quotidiennes, que nous ne pensons même pas à aider, à sauver ou simplement à aimer ceux qui sont dans le besoin.
Le Christ guérit en dépit de la résistance et de la haine de ces hommes fiers. Est-ce que j’aime assez pour mettre de côté mon orgueil et mon confort afin de permettre à Jésus d’en guérir d’autres à travers moi ?
PRIONS
Seigneur, je crois que tu m’as créé par amour. Utilise ma faiblesse pour manifester ton amour. Je t’aime Seigneur. Merci de m’inviter à être ton témoin et à participer à ta vie d’enseignement et de guérison.
Aide-moi à ouvrir mon cœur pour apprendre de toi, afin d’être guéri par toi. Accorde-moi l’humilité de reconnaître que j’ai besoin de ton geste de guérison.
Aide-moi à me concentrer plus sur les autres et leurs besoins que sur moi-même. Aide-moi à devenir ta main qui guérit, à regarder avec les yeux de la foi la valeur des âmes que tu as placées auprès de moi. Aide-moi à enseigner avec ma vie et à ne jamais cesser d’apprendre de toi.


POUR QUE FLEURISSE LA JOIE...
UNE JOIE DURABLE (Matthieu 13, 44-46)


Tu es mon Dieu, tu es mon tout C’est Toi que mon cœur aime.
Toi que je cherche tout le jour Dans les méandres de ma vie Toi qui m’appelles à l’amour Sous la conduite de l’Esprit.
Toi dont le nom est dans mon cœur Comme un trésor dans un grand champ Toi dont la vie est mon bonheur. Si j’ai pour Toi un cœur d’enfant
Toi qui ne sais quoi inventer Pour que les hommes soient heureux. Toi qui vas jusqu’à te donner Comme le font les amoureux.

Le Royaume, c'est le "pays", l'espace où règne le roi ; c'est sa zone d'influence, le territoire où on l'écoute. Dans la parabole de la graine de moutarde, nous avons appris que le Royaume de Dieu est tout petit, mais qu'il peut devenir immense. Aujourd'hui, avec la parabole du trésor, nous apprenons que ce Royaume ressemble à un trésor caché dans un champ... Jésus aime parler du Royaume Un trésor attire, intéresse tout le monde parce qu'il est source d'émerveillement, de richesse, de joie, de bonheur... Le Royaume de Dieu ressemble à ce trésor ; il est fascinant ; il comble ! Mais, tout comme pour le trésor, le Royaume est caché, donc invisible si on ne fouille pas un peu... Pour le découvrir, il faut faire le choix personnel de le chercher et pour cela, il faut s'armer de courage, de patience, de persévérance. Jésus nous dit que le trésor est caché dans un champ : "Le royaume des cieux ressemble à un trésor caché dans un champ." Un champ, c'est une terre, et si nous nous souvenons la parabole du semeur, la terre, c'est le cœur de l'homme, le centre, l'intimité. Le Royaume de Dieu, trésor lumineux et généreux, est donc à l'intérieur de l'homme, tout petit (graine de moutarde), caché. Il est comme une source d'émerveillement, de richesse, de bonheur en "germe" et qu'il faut faire jaillir afin qu'elle inonde les terres alentour. A l'intérieur de l'homme, il existe un trésor, une petite graine venant de Dieu, que l'on peut offrir aux autres, donner, éparpiller... à volonté ! Car lorsqu'on la propose aux autres, on reçoit encore : Dieu remplit de son Amour, celui qui donne un peu d’amour.

L'homme qui découvre ce trésor est heureux. Au bout de la recherche, il y a donc la joie, le bonheur... Lorsque l'on trouve, il ne faut pas être "encombré". Il faut encore savoir se détacher de tout ce que l'on possède (et ce n'est pas le plus facile...) pour pouvoir se consacrer pleinement à ce Trésor qui est, pour être offert aux autres.

Le Royaume de Dieu est comme une toute petite Présence en nous ; il faut prendre conscience de son existence et s'interroger : vers quel chemin désirons-nous marcher ? Ne jamais oublier que plus on donne la petite Présence de Royaume, plus elle grandit en nous et autour de nous. Quand la terre s'ouvre, elle peut révéler un trésor. Quand l'humain s'ouvre à Dieu, il peut épanouir un trésor et le rendre visible. Quand l'humain s'ouvre à Dieu qui comble d'Amour, il peut devenir Source pour les autres.
Jésus a quitté sa famille, son village, son métier..., pour annoncer ce Royaume aux personnes qu'il rencontrait. Il s'est libéré des possessions et des chaînes terrestres, afin de ne pas limiter son engagement, afin d'être tout entier ouvert à Dieu.
Jésus devient offrande pour dire une autre valeur, infiniment supérieure aux autres, Celle du Tout Amour.

Prions
Seigneur Dieu, je crois que le Royaume est un trésor qui vaut la peine d’être recherché. Je crois que je serai heureux quand j’aurai trouvé la perle. Donne-moi l’espoir qui me fera faire les premiers pas pour l’acquérir. Le premier pas, c’est d’apprécier les dons que tu m’offres. Enflamme mon cœur d’amour pour toi et tout ce que tu me donnes.
Ouvre mes yeux, Seigneur, aux nombreux dons reçus de ta main généreuse. Amen

De la joie personnelle...
à la joie partagée ( Luc 10, 17-18, 20-24)


Tu fais ta demeure en nous ♪

Tu es là présent livré pour nous
Toi le tout petit le serviteur
Toi le tout puissant humblement tu t'abaisses tu fais ta demeure en nous Seigneur.

Le pain que nous mangeons le vin que nous buvons c'est ton
corps et ton sang
Tu nous livres ta vie tu nous ouvres ton cœur tu fais ta demeure en nous Seigneur

Tu es là présent livré pour nous
Toi le tout petit le serviteur
Toi le tout puissant humblement tu t’abaisses tu fais ta demeure en nous Seigneur

Par le don de ta vie tu désires aujourd’hui reposer dans nos cœurs,
Brulé de charité, assoiffé d’être aimé tu fais ta demeure en nous Seigneur

Tu es là présent livré pour nous
Toi le tout petit le serviteur
Toi le tout puissant humblement tu t’abaisses, tu fais ta demeure en nous Seigneur

Unie à ton amour tu nous veux pour toujours obstensoir du sauveur
Par notre humanité tu rejoins l’égaré tu fais ta demeure en nous seigneur

Tu es là présent livré pour nous
Toi le tout petit le serviteur
Toi le tout puissant humblement tu t’abaisses, tu fais ta demeure en nous Seigneur

Aujourd’hui, l’évangéliste Luc nous raconte l’événement qui provoque la reconnaissance de Jésus envers son Père pour les bienfaits qu’il a octroyé à l’humanité. Quel est le mystère de cette joie ? C’est l’accueil de la Bonne Nouvelle dans un cœur simple et pauvre, celui du tout-petit. « Heureux vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous » (Luc 6,20) Jésus est le premier pauvre, au cœur « doux et humble » celui de l’enfant, pur, confiant et abandonné totalement entre les mains de son Père.
« Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair ». Par ces mots, le Seigneur nous affirme que l’annonce du Royaume de Dieu est toujours une victoire sur le démon, mais en même temps, il révèle aussi que l’édification du Royaume est sans cesse exposé aux embûches de l’esprit du mal. Le Christ a vaincu Satan et sa plus grande arme, la mort, a été consommée par la mort et la résurrection du Christ. Il n’y a donc rien a craindre. La tragédie de la crucifixion a gagné notre salut. Grâce à la victoire du Christ, le bien peut émerger de la situation la plus désespérée.
« Vos noms sont inscrits dans les cieux » Nos noms sont là ! Nous sommes destinés à être dans le ciel et nous pouvons commencer le ciel ici- bas, alors pourquoi attendre ? Il commence sur terre quand nous décidons d’aimer les autres, sans calcul. Dieu est amour et plus nous nous aimons, plus nous participons à sa vie. Ce raisonnement peut paraître simpliste, mais si nous essayons de vivre cette vérité, nous nous apercevrons que c’est un vrai challenge !
« Jésus exulta de joie. » Jésus le pauvre par excellence, qui ne retient rien pour lui-même, mais donne et se donne, est saisi par la joie de Dieu, par la joie du Royaume qui avance. Il mesure combien le choix de la pauvreté, de l’humanité, de la simplicité sont les vrais moyens de l’avancée de l’humanité. C’est par là que se tissent les vraies relations parce que c’est la manière de Dieu lui-même. Ce chemin lui est confirmé par la joie qu’il reçoit. La joie guide nos pas au chemin de la Paix.
Ouvrons les yeux, tendons l’oreille, soyons attentifs à tous les appels de Dieu !
Prions
Que la joie de Jésus soit force en nous et qu’elle soit, entre nous, lien de paix, d’unité et d’amour. Que cette joie gouverne nos existences, cette joie qui jaillit du cœur des enfants, du cœur des pauvres.... Cette joie qui émane de ce Dieu pauvre de tout donner.
Seigneur Jésus, accorde-nous la grâce d’aimer sans compter et de créer le ciel ici sur terre.

 

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